Le pouvoir d'achat de l'INSEE rapporte l'évolution du revenu disponible brut à celle du prix de la dépense de consommation des ménages. Le revenu disponible brut est la somme des revenus d'activité, des revenus du patrimoine (intérêts sur les comptes, rendements d'actions et d'autres placements), et des prestations sociales versées à l'ensemble des ménages (notamment, les allocations de chômage et autres transferts sociaux), moins les impôts et autres prélèvements sociaux. Afin de tenir compte des effets d'inflation, ce revenu disponible brut est ensuite divisé par un indice de prix des dépenses de consommation.
Si l'évolution du Revenu disponible brut est supérieure à l'évolution des prix des dépenses de consommation : Le pouvoir d'achat augmente.
Entre 2000 et 2008, le pouvoir d'achat effectif du consommateur a augmenté plus lentement que le pouvoir d'achat de l'INSEE ou que le pouvoir d'achat par unité de consommation de l'INSEE.
- La différence positive entre l'évolution du pouvoir d'achat de l'INSEE et celle du pouvoir d'achat par unité de consommation de l'INSEE s'explique par la hausse continue sur la période du nombre de foyers et par l'évolution de leur composition.
- La différence positive sur la période entre l'évolution du pouvoir d'achat par unité de consommation de l'INSEE et celle du pouvoir d'achat effectif (par unité de consommation) s'explique par une croissance des dépenses contraintes, incompressibles, supérieure à celle des revenus.
Depuis 2008, l'INSEE a développé une approche complémentaire de mesure du pouvoir d'achat : le pouvoir d'achat "arbitrable". Cette approche repose sur la notion de dépenses « pré-engagées », dépenses qui sont réalisées dans le cadre d'un contrat difficilement renégociable à court terme. Pour ce nouvel indicateur, l'évolution du pouvoir d'achat n'est plus calculée à partir de l'évolution du revenu disponible brut mais à partir de l'évolution du revenu dit «arbitrable» c'est-à-dire après déduction des dépenses pré-engagées. Cet indicateur est décliné ensuite par personne, par ménage ou encore par unité de consommation.
Cette nouvelle mesure reprend donc les mêmes principes que l'indicateur de pouvoir d'achat effectif crée par E.Leclerc en 2004, qui avait créé le revenu libéré correspondant au revenu disponible après déduction des charges contraintes.
Aujourd'hui la différence entre le pouvoir d'achat effectif de E.Leclerc et le pouvoir d'achat «arbitrable» de l'INSEE ne réside que dans la divergence entre les postes de dépenses considérés comme contraints d'une part (E.Leclerc) et pré-engagés d'autre part (INSEE).
Aujourd’hui la différence entre le pouvoir d’achat effectif de E.Leclerc et le pouvoir d’achat «arbitrable» de l’INSEE ne réside que dans la divergence entre les postes de dépenses considérés comme contraints d’une part (E.Leclerc) et pré-engagés d’autre part (INSEE).
| Dépenses contraintes (Indicateur E. Leclerc) | Dépenses pré-engagées (Indicateur INSEE) |
|---|---|
| Loyers (dont loyers imputés) | Loyers (dont loyers imputés) |
| Charges de logement (électricité, gaz, eau...) | Charges de logement (électricité, gaz, eau...) |
| Assurances obligatoires (santé, auto, habitation...) | Assurances obligatoires (santé, auto, habitation...) |
| Réparation et entretien courants de logements | |
| Services de télécommunications | Services de télécommunications |
| Services de télévision | Services de télévision |
| Cantines | |
| Services financiers | |
| Abonnement de transports collectifs | |
| Remboursement de crédit habitat et à la consommation |






